Superficie : 374 km², répartis entre Grande-Terre (356 km²), Petite-Terre (18 km²) et une trantaine d'îlots non habitable.
* Population : 186 452 habitants (Recensement 2007).
* Chef-lieu : Dzaoudzi.
* Régime : Collectivité Départementale de la République française depuis 2000. L'île sera Département d'Outre Mer (DOM) qu'à partir de 2011. En raison de l'importance de l'islam, Mayotte a adapté son système législatif. A côté du droit pénal français, les " Cadis " (Chefs religieux) peuvent exercer des fonctions civiles et religieuses. Ce pendant, l'île étant en marche vers le droit commun, ces particularités vont en partie disparaître. C'est notamment le cas de la poligamie, interdite pour les nouveaux mariages depuis 2003.
* Président du conseil général : Ahamed ATTOUMANI DOUCHINA
* Monnaie : L'euro.
* Langues : Le français est la langue officielle. Dans l'île, on parle surtout le shimaoré, ou le shibushi.
* Religion : 95 % de musulmans, environ 4 % de catholiques et 1 % de protestant.
* Peuple et ethnies : Bienvenu en Afrique ! Les Mahorais de souche, 95 % des habitants de ce petit territoire française, sont d'origine bantoue. On compte aussi plusieurs familles indiennes, souvent venues s'installer sur l'île pour faire du commerce, mais aussi des Malgaches et quelques Réunionnais. Les M'zoungous (ou Wazoungous) représentent à peine 2 % de la population à Mayotte. Ce sont des métropolitains, la plupart en poste sur l'île pour généralement 2 à 4 ans : enseignants, militaires ou personnels de santé.
* Démographie : La population mahoraise est jeune (plus de la moitié a moins de 20 ans) et croît à toute vitesse... Elle progresse de 4 % chaque année, notamment grâce à un fort taux de fécondité (4,7 en 2002), mais aussi en raison d'une importante immigration illégale. On estime que les clandestins représentent 30 % de la population de l'île.
* Espérance de vie (2005) : 61 ans.
* Alphabétisation : Beaucoup d'adultes ne parle pas le français et ne savent pas lire. L'enseignement des plus jeunes se fait théoriquement en français, mais l'apprentissage de la langue est dificile dans des villages où le français reste associé aux blancs et à l'élite. De plus, beaucoup de petits maohorais doivent attendre l'âge de 5 ans avant d'être scolarisés, à cause du manque de place dans les écoles. En revanche, ils sont nombreux à fréquenter très tôt l'école coranique.
* Histoire : Qui a découvert Mayotte ? D'après les écrits connus, les premiers arrivés seraient originaires d'Asie du Sud-Est, de grands voyageurs assoiffés de nouvelles conquêtes dans l'océan Indien. On date leur arrivée aux Comores au Ve siècle ap. J.-C. et 4 cents ans plus tard, ce sont les Bantous qui débarquent depuis le continent africain. Les 2 peuples se métissent rapidement. Des commerçants arabes vont vont ensuite peupler l'île, d'autres viendrons d'Inde ou encore du Golfe Persique (les Arabo-Shiraziens). C'est le début de l'ère Swahili, de l'islamisation (XIIe siècle), des sultans, puis la naissance des Comores : les îles de la lune (composées de Mayotte, la Grande Comore, Anjouan et Mohéli). Au XVIe siècle, les Malgaches débarquent aux Comores. Des conflits se créent. A partir de 1750, Madagascar vient semer la terreur sur l'archipel. Mayotte n'est pas épargnée. Les envahisseurs s'emparent d'esvlaves pour le compte de la France et occupent une partie de l'île. La colonisation sauvera les Mahorais des Malgaches... pour les remettre aux mains des Anglais, puis des français. Le 25 août 1841, Mayotte devient une colonie française. L'esclavage est aboli quelques années plus tard (1846), mais perduera officieusement (il faut de la main-d'oeuvre pour entretenir les plans de canne à sucre). Au début du XXe siècle, la France met aussi la main sur Madagascar, à laquelle seront rattachées les Comores. En 1946, les Comores, lasses d'être une " dépendance " de la grande île, obtiennent leur statut de Territoire d'Outre-Mer. Dzaoudzi, à Mayotte, devient la chef-lieu des Comores. S'ensuivra une vie politique très agitée, coup d'Etat sur coup d'Etat... Au fil des des années, Mayotte se démarque de ses soeurs, désireuses de plus d'autonomie. En 1975, les Comores proclament leur indépendance. Mayotte choisit de rester française (à la suite de deux référendums - 99 % de Mahorais favorables à la deuxième consultation). Dès lors, les relations avec le reste de l'archipel se tendent. L'écart se creuse. Mayotte la française se développe, tandis que l'économie comorienne reste miné par l'instabilité politique. Aujourd'hui, l'île française est devenu terre d'asile pour des comoriens en proie à la pauvreté. L'Union des Comores revendiquent toujours Mayotte parmi les sien. La constitution prévoit même qu'elle dirige l'Union en 2010, suivant le principe de présidence tournante.
* Economie : Dans l'arcipel, Mayotte fait figure d'eldorado, mais son économie ne progresse que lentement. Les activités de pêche, d'agriculture et d'élevage (manioc, coco, banane, zébu) restent familiales et traditionnelles. Les exportations d'ylang-ylang et de vanille - qui ont autrefois fait la réputation de l'île - fondent comme neige au soleil... Mayotte exporte très peu et survit grâce aux aides de la France. Le tourisme pèse chaque année un peu plus dans la balance commerciale (40 000 visiteurs qui ont dépensé 14,5 millions d'euros sur l'île en 2005). En raison de structures peu développées et d'un billet d'avion plutôt cher, le tourisme reste cependant presque majoritairement familial (on vient rendre visite à un proche), ou régional (des Réunionnais en quête de dépaysement par exemple). En 2003, le PIB par habitant de Mayotte était dix fois inférieur à celui de la métropole. Un décalage qui se traduit aussi à travers le montant du SMIC qui a atteint en juillet 2006 la barre des 700 ¤ bruts... Le chômage frôle les 30 %.